Dieu est jeune !

  • Mise en ligne : 11/05/2018
Pape Francois selfie

Extrait du dernier livre du Pape François sur les jeunes !

Dieu-est-jeune Dieu-est-jeune  

 

« Le jeune marche sur ses deux pieds comme les adultes, mais à la différence des adultes, qui les gardent bien parallèles, il en a toujours un devant l’autre, sans cesse prêt à partir, à bondir. Toujours prêt à aller de l’avant. Parler des jeunes, c’est parler de promesses, et c’est parler de joie. Ils ont une force immense, ils sont capables de regarder avec espoir. Un jeune est une promesse de vie qui possède par nature un certain degré de ténacité ; il a assez de folie pour pouvoir s’illusionner, tout en ayant aussi la capacité à guérir de la désillusion qui peut s’ensuivre. »

« Là où il y a de la vie il y a du mouvement, là où il y a du mouvement il y a des changements, de la recherche, des incertitudes ; il y a de l’espoir, de la joie, et aussi de l’angoisse et de la désolation. »

« Aujourd’hui les réseaux sociaux donnent l’apparence d’un espace de connexion avec les autres ; internet offre aux jeunes le sentiment d’appartenir à un groupe unique. Mais le problème d’internet est précisément son caractère virtuel : il laisse les jeunes dans les airs, et en conséquence extrêmement volatils. J’aime rappeler une phrase du poète argentin Francisco Luiz Bernàrdez : « Por  lo que el àabol tiene de florido, vive de lo que tiene sepultado » - « Quand nous voyons de belles fleurs sur un arbre, nous ne devons jamais oublier que si nous jouissons de cette vision, c’est grâce à ses racines ». »

« Les jeunes et les anciens doivent se parler, et ils doivent le faire de plus en plus souvent : c’est véritablement une urgence ! Et ce sont les vieux autant que les jeunes qui doivent prendre l’initiative. [...] le salut des vieux consiste à donner aux jeunes la mémoire, c’est ce qui fait des vieux les véritables rêveurs de l’avenir ; tandis que le salut des jeunes consiste à prendre ces enseignements, ces songes, et à les porter en avant dans la prophétie. [...] Les vieux rêveurs et les jeunes prophètes sont la voie du salut pour notre société déracinée : deux générations d’exclus peuvent nous sauver tous. Tout cela est lié à ce que j’appelle la révolution de la tendresse. »

« Quand j’étais à Cracovie pour les Journées Mondiales de la Jeunesse, un jeune universitaire m’a demandé : Comment puis-je parler avec l’un de mes contemporains s’il est athée ? Que puis-je dire à un jeune athée qui n’a aucun rapport avec Dieu ? Je lui ai répondu : « Pourquoi tiens-tu absolument à dire ? Nous devons toujours faire et non dire. Donc tu fais. Si tu commences à parler, tu feras du prosélytisme, et faire du prosélytisme revient à utiliser les gens. Les jeunes sont très sensibles aux témoignages, ils ont besoin d’hommes et de femmes qui soient des exemples, qui fassent les choses sans rien attendre des autres, qui se montrent tels qu’ils sont et point final. Ce sont eux, les autres jeunes, qui te poseront des questions, et ainsi arrivera le moment de parler, de dire. » »

« Dieu est donc Celui qui renouvelle toute chose, sans cesse, parce qu’Il est toujours neuf : Dieu est jeune ! Dieu est l’Eternel qui n’a pas de temps, mais qui est capable de se renouveler, de rajeunir continuellement et de rajeunir toutes choses. Les traits caractéristiques des jeunes sont aussi les siens. Il est jeune parce qu’ Il fait se mouvoir toutes choses » et qu’Il aime les nouveautés ; parce qu’Il stupéfie et qu’Il aime la stupéfaction ; parce qu’Il s’est révélé et qu’Il a le désir de nos songes ; parce qu’Il est fort et enthousiaste ; parce qu’Il construit des relations et qu’Il nous demande d’en faire autant, parce qu’Il est social. »

« Celui qui se jette dans les extrêmes et cède à cette tendance est un peureux qui se sert de la rigidité comme d’un bouclier. Derrière toute rigidité il y a un problème non résolu, voire parfois une maladie. Ce qui nous défend de la rigidité, c’est une attitude d’humilité, ouverte aux autres, l’attitude de ceux qui savent écouter. L’humilité est une faveur que nous nous faisons à nous-même. La rigidité est la réaction la plus facile au flux de la vie qui te porte toujours vers l’avant. »

« Etre missionnaire au sens large du terme, c’est regarder le monde avec des yeux neufs, non plus en touristes de la vie, mais en véritables acteurs de l’existence. »

« La véritable culture a trois langages. Celui de la tête, qui est celui qu’utilisent aujourd’hui certaines universités – même pour former des chômeurs professionnels, comme tu dis ; puis vient le langage du cœur ; et enfin le langage des mains, celui du faire. Il est urgent que l’éducation et les éducateurs, quels qu’ils soient, parviennent à combiner et à harmoniser ces trois langages :

  • « Apprends ce que tu sens et ce que tu fais »
  • « Sens ce que tu penses et ce que tu fais »
  • « Fais ce que tu penses et ce que tu sens ». »

(les qualités qui ne doivent jamais manquer chez un jeune)

« L’enthousiasme et la joie. Et à partir de là on peut évoquer une autre qualité qui ne doit jamais lui manquer : le sens de l’humour. Pour pouvoir respirer le sens de l’humour est fondamental, parce qu’il est lié à la capacité à jouir de la vie, à s’enthousiasmer. L’humour nous aide aussi à être de bonne humeur, et si nous sommes de bonne humeur il et plus facile de vivre avec les autres et avec nous-même.L’humour est comme l’eau qui jaillit naturellement gazeuse de la source, il a quelque chose de plus qui nous fait percevoir la vie, le mouvement. »