Gaudete et Exsultate

  • Mise en ligne : 26/04/2018
Pape

Devenir Saint dans le monde actuel avec le Pape François

« La sainteté c'est la rencontre de ta faiblesse avec la force de la grâce. »

1. Le Seigneur veut que nous soyons saints et il n’attend pas de nous que nous nous contentions d’une existence médiocre, édulcorée, sans consistance. 

2. Il ne faut pas s’attendre, ici, à un traité sur la sainteté, avec de nombreuses définitions et distinctions qui pourraient enrichir cet important thème, ou avec des analyses qu’on pourrait faire concernant les moyens de sanctification. Mon humble objectif, c’est de faire résonner une fois de plus l’appel à la sainteté, en essayant de l’insérer dans le contexte actuel, avec ses risques, ses défis et ses opportunités. 

Devenir Saint avec le Pape Francois Devenir Saint avec le Pape Francois  

Chapitre 1 : L'appel à la sainteté

7. J’aime voir la sainteté dans le patient peuple de Dieu : dans cette constance à aller de l’avant chaque jour, je vois la sainteté de l’Église militante. La sainteté de la porte d’à côté; la classe moyenne de la sainteté.

11. Il ne faut donc pas se décourager quand on contemple des modèles de sainteté qui semblent inaccessibles.

14. Es-tu une consacrée ou un consacré ? Sois saint en vivant avec joie ton engagement. Es-tu marié ? Sois saint en aimant et en prenant soin de ton époux ou de ton épouse, comme le Christ l’a fait avec l’Église. Es-tu un   travailleur ? Sois saint en accomplissant honnêtement et avec compétence ton travail au service de tes frères. Es-tu père, mère, grand-père ou grand-mère ? Sois saint en enseignant avec patience aux enfants à suivre Jésus. As-tu de l’autorité ? Sois saint en luttant pour le bien commun et en renonçant à tes intérêts personnels.

32. N’aie pas peur de la sainteté. Elle ne t’enlèvera pas les forces, ni la vie ni la joie. C’est tout le contraire, car tu arriveras à être ce que le Père a pensé quand il t’a créé.

34. N’aie pas peur de viser plus haut. N’aie pas peur de te laisser guider par l’Esprit Saint. 

Chapitre 2 : Deux ennemis subtils de la sainteté

39. Prétendre réduire l’enseignement de Jésus à une logique froide et dure qui cherche à tout dominer.

42. Même quand l’existence d’une personne a été un désastre, même quand nous la voyons détruite par les vices et les addictions, Dieu est dans sa vie.

45. Saint Jean-Paul II mettait en garde ceux qui dans l’Église ont la chance d’une formation plus poussée contre la tentation de nourrir « un certain sentiment de supériorité par rapport aux autres fidèles ».

49. Dieu t’invite à faire ce que tu peux et à demander ce que tu ne peux pas : « Donne ce que tu commandes et commande ce que tu veux » ( Saint Augustin ).

Chapitre 3 : À la lumière du maître

63. “Comment fait-on pour parvenir à être un bon chrétien ?”, la réponse est simple : il faut mettre en œuvre, chacun à sa manière, ce que Jésus déclare dans le sermon des béatitudes.

69. Être pauvre de cœur, c’est cela la sainteté !

74. Réagir avec une humble douceur, c’est cela la sainteté !

76. Savoir pleurer avec les autres, c’est cela la sainteté !

82. Regarder et agir avec miséricorde, c’est cela la sainteté !

86. Garder le cœur pur de tout ce qui souille l’amour, c’est cela la sainteté !

89. Semer la paix autour de nous, c’est cela la sainteté !

100.   Je regrette que parfois les idéologies nous conduisent à deux erreurs nuisibles. D’une part, celle des chrétiens qui séparent ces exigences de l’Évangile de leur relation personnelle avec le Seigneur, de l’union intérieure avec lui, de la grâce.

101.   Est également préjudiciable et idéologique l’erreur de ceux qui vivent en suspectant l’engagement social des autres, le considérant comme quelque chose de superficiel, de mondain, de laïcisant, d’immanentisme, de communiste, de populiste. La défense de l’innocent qui n’est pas encore né, par exemple, doit être sans équivoque, ferme et passionnée. Mais est également sacrée la vie des pauvres qui sont déjà nés, de ceux qui se débattent dans  la misère

Chapitre 4 : Quelques caractéristique de la sainteté dans le monde actuel

110. Je ne vais pas m’attarder à expliquer les moyens de sanctification que nous connaissons déjà : les différentes méthodes de prière, les précieux sacrements de l’Eucharistie et de la Réconciliation, l’offrande de sacrifices, les diverses formes de dévotion, la direction spirituelle, et tant d’autres. Je me référerai uniquement à quelques aspects de l’appel à la sainteté dont j’espère qu’ils résonneront de manière spéciale.

111. Elles sont au nombre de cinq, les grandes manifestations de l’amour envers Dieu et le prochain que je considère d’une importance particulière, vu certains risques et certaines limites de la culture d’aujourd’hui. Dans cette culture se manifestent : l’anxiété nerveuse et violente qui nous disperse et nous affaiblit ; la négativité et la tristesse ; l’acédie commode, consumériste et égoïste ; l’individualisme et de nombreuses formes de fausse spiritualité sans rencontre avec Dieu qui règnent dans le marché religieux actuel.

112. ENDURANCE, PATIENCE ET DOUCEUR

122. JOIE ET SENS DE L’HUMOUR

129. AUDACE ET FERVEUR

140. EN COMMUNAUTÉ

147. EN PRIÈRE CONSTANTE

Chapitre 5 : Combar, vigilance et discernement

158. La vie chrétienne est un combat permanent. Il faut de la force et du courage pour résister aux tentations du diable et annoncer l’Évangile. Cette lutte est très belle, car elle nous permet de célébrer chaque fois le Seigneur vainqueur dans notre vie.

162. Notre chemin vers la sainteté est aussi une lutte constante. Celui qui ne veut pas le reconnaître se trouvera exposé à l’échec ou à la médiocrité. Nous avons pour le combat les armes puissantes que le Seigneur nous donne : la foi qui s’exprime dans la prière, la méditation de la parole de Dieu, la célébration de la Messe, l’adoration eucharistique, la réconciliation sacramentelle, les œuvres de charité, la vie communautaire et l’engagement missionnaire.

171. Même si le Seigneur nous parle de manières variées, dans notre travail, à travers les autres et à tout moment, il n’est pas possible de se passer du silence de la prière attentive pour mieux percevoir ce langage, pour interpréter la signification réelle des inspirations.

176.   Je voudrais que la Vierge Marie couronne ces réflexions, car elle a vécu comme personne les béatitudes de Jésus. Elle est celle qui tressaillait de joie en la présence de Dieu, celle qui gardait tout dans son cœur et qui s’est laissée traverser par le glaive. Elle est la sainte parmi les saints, la plus bénie, celle qui nous montre le chemin de la sainteté et qui nous accompagne. Elle n’accepte pas que nous restions à terre et parfois elle nous porte dans ses bras sans nous juger. Parler avec elle nous console, nous libère et nous sanctifie. La Mère n’a pas besoin de beaucoup de paroles, elle n’a pas besoin que nous fassions trop d’efforts pour lui expliquer ce qui nous arrive. Il suffit de chuchoter encore et encore : “Je vous salue Marie…’’.